Le yacon, de son nom botanique Smallanthus sonchifolius, est une plante originaire des Andes, où il pousse naturellement entre 1 000 et 3 500 mètres d’altitude. Sa racine, croquante, juteuse et légèrement sucrée, est consommée depuis des millénaires par les populations locales.
Les civilisations précolombiennes, notamment les Quechuas et les Aymaras, appréciaient le yacon non seulement pour son goût agréable, mais aussi pour ses vertus nutritives et hydratantes. Cultivé dans les jardins familiaux, il côtoyait d’autres plantes essentielles de la culture andine comme le maïs, le quinoa ou encore la maca.
Les chroniqueurs espagnols du XVIᵉ siècle rapportent déjà l’existence d’une racine douce et sucrée vendue sur les marchés andins, soulignant l’importance culturelle et alimentaire du yacon à cette époque. Bien plus qu’un simple aliment, il était perçu comme un cadeau de la nature, associé à la vitalité et au bien-être.
Aujourd’hui, le yacon continue de susciter l’intérêt, non seulement pour son héritage ancestral, mais aussi pour ses propriétés uniques, notamment sa richesse en fructooligosaccharides (FOS), des sucres naturels à faible indice glycémique, bénéfiques pour l’équilibre digestif et la régulation de la glycémie.